1/ Votre cabinet dispose d’une solide réputation. Pourquoi un avoir voulu rejoindre l’aventure Aboutinnovation.com ? 
 
En tant que cabinet innovant, je suis sensible à me doter d’outils performants pour mon activité.
AI est une LegalTech sectorielle qui fournit des outils dans le domaine de la PI et des données personnelles, dans lequel mon cabinet est réputé.
En outre, AI partage ma vision d’avenir de l’avocat et de la LegalTech. C’est-à-dire chacun a sa place et chacun dans son rôle et son expertise. Les avocats ont besoin des LegalTech pour améliorer et rationaliser toujours plus leurs services dans l’intérêt des clients. C’est ce que nous appelons avec Thomas Saint-Aubin, l’avocat augmenté. L’avocat, grâce à un usage maîtrisé des outils technologiques, rend un service de meilleure qualité à des prix qui sont compétitifs car il gagne en valeur ajoutée. Cette association vertueuse des compétences permet également d’adresser des nouveaux marchés d’entreprises qui ne pouvaient pas toujours avoir accès à des services de qualité dans des domaines de pointe comme la PI.
 
2/ Vous comptez de nombreuses start-up dans votre clientèle. Quels sont leurs besoins en matière de Legal Tech? 
Les start-up ont un fort besoin de conformité. Lors des levées de fonds, les investisseurs sont très sensibles au juridique. C’est un indice de la maturité de l’entreprise et de son équipe dirigeante et de ses possibilités de perdurer.
En même temps tout va très vite et le droit est de plus complexe.
Les start-up ont donc plus que jamais besoin de conseil opérationnel et efficace dans un prix qui reste attractif. Cela passe donc par des outils qui répondent à ce cahier des charges. L’accompagnement personnalisé est indispensable et doit être réalisé par des experts spécialisés, agiles et pragmatiques.
3/ En tant qu’avocat, vous avez participé au développement de Deepblock, l’un des partenaires technologiques de la plateforme, pour proposer le premier service de dépôt des oeuvres dans la blockchain notarié. Pourtant la blockchain n’a pas encore été éprouvée en justice comme moyen valide de preuve : n’avez vous pas peur que les preuves réalisées via cette technologie ne soient pas acceptées par un juge ? Peut-on assimiler la procédure proposée à un horodatage certifié et du même niveau probatoire que les dépôts en ligne proposés par d’autres plateformes depuis plusieurs années à un prix supérieur ?
La Blockchain n’a pas encore été éprouvée par une juridiction française, tout comme les autres dépôts proposés par des plateformes en ligne à ma connaissance.
Néanmoins, c’est le procédé technologique intrinsèque (hash, cryptographie, scellés de blocs…) qui permet d’en assurer la fiabilité et la valeur probatoire forte.
Cette technologie permet de répondre aux conditions de valeur probante de l’écrit électronique prévues à l’article 1366 du Code civil qui exige l’identification et la conservation dans des conditions qui en garantissent l’intégrité. La Blockchain est elle-même déjà reconnue par l’État (mini-bons). Des projets d’ordonnance sont en cours d’élaboration. D’autres pays comme l’Estonie ont déjà fait le choix de l’utilisation de cette technologie génératrice de confiance à grande échelle.
 
4/ Est-ce suffisant de déposer un hash de l’oeuvre plutôt que l’oeuvre en elle-même selon-vous? 
 
C’est suffisant dans la mesure où l’empreinte de l’œuvre (hash) permet de garantir l’originalité du fichier à une date certaine.
En cas de contestation, il suffira de démontrer que l’empreinte du fichier dont on revendique la protection correspond à l’empreinte du fichier protégé.
L’empreinte est légère et permet d’enregistrer agilement n’importe quel type d’œuvre (document écrit, vidéo, code logiciel, photos, audio…).
Déposer une empreinte a un autre intérêt : elle permet au créateur de garantir la confidentialité de son œuvre.
Sur ce point là, rappelons que le hash correspond à un haut standard de sécurité, basée sur un algorithme qui convertit le fichier source en une suite de caractères uniques.
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