Alain Michelet, conseil en propriété industrielle et ancien président de la CNCPI, a assuré la présidence scientifique des travaux collaboratifs

Suite au Hackathon PI LEGAL TECH 2017, organisé dans les locaux de l’INPI, plusieurs membres de la communauté ont souhaité avancer sur la thématique  de l’avocat augmenté.

L’objectif de l’atelier de co-design du 25 janvier 2018, organisé dans les locaux de Legal Innovation Paris au 12 rue Notre-Dame des Victoires, était de mener une réflexion collaborative spécifiquement sur le cabinet de propriété intellectuelle augmenté.

L’objectif ? Recenser collectivement le meilleur des technologies appliquées à l’innovation, co-développer une véritable distribution “PI Legal Tech” et revitaliser l’offre traditionnelle des cabinets spécialisés en propriété intellectuelle pour l’étendre notamment aux problématiques data & privacy / RGPD.

Plus de cinquante personnes ont participé à cette journée d’innovation collaborative : il s’agissait pour moitié de représentants d’entreprises technologiques et de start-up impliquées dans l’innovation et pour moitié de professionnels de la propriété intellectuelle (CPI, avocats IP/ IT, SAAT…).
La journée a été divisée en deux sessions comprenant chacune trois ateliers. De 14h30 à 17h, les participants ont pu définir des cas d’usage dans trois ateliers dédiés aux technologies appliquées à la propriété intellectuelle. De 17h30 à 19h30, les participants se sont rejoints autour de problématiques liées aux données et à la “privacy” lors d’une session animée par l’association Privacy Tech.

 

Atelier 1 : Blockchain et PI

Atelier 1 : Blockchain et propriété intellectuelle
Animé par Pierre Lasvigne et Sophie Cazalas, cet atelier a permis, par la diversité de ses participants et l’étendue du thème abordé, de dégager à la fois une réflexion sur la notion même de “blockchain” mais également sur les potentielles nouvelles utilisations de la blockchain, plus spécifiquement dans le domaine de la propriété intellectuelle. La technologie « blockchain » se distingue de ses usages : ainsi, la blockchain ne se résume pas aux crypto-monnaies telles que le bitcoin. Chacun peut trouver dans la blockchain un usage spécifique à sa profession et à ses besoins. Concrètement, 8 cas d’usage ont été recensés, dont certains feront l’objet de développements dans les prochaines semaines.

Atelier 2 : Dashboard propriété intellectuelle
Animé par Thomas et Baptiste Saint-Aubin, co-fondateur d’Aboutinnovation.com, cet atelier avait pour objectif le recensement des services pouvant être proposés dans un « cabinet PI augmenté ». L’atelier a permis de faire émerger un modèle de distribution “PI LEGAL TECH” innovant qui permettrait d’enrichir les offres du marché actuel. Les experts PI pourraient ainsi offrir de nouveaux services à leurs clients en s’augmentant par la technologie dans leurs travaux quotidiens. Plus de 12 cas d’usage ont été recensés par les CPI présents autour de la table. Une réflexion a également été ouverte sur les nouvelles méthodes de travail de l’expert PI augmenté.

Restitution des travaux de l’atelier 3 : CaseIP

 

Atelier 3 : Case IP
Animé par Charles Leconte, les experts de la société Numelex et Manuel Casteja, co-fondateur de Legal&Cases, l’atelier Case IP a permis une rencontre passionnante entre des CPI, des développeurs et des data scientists. Les différents cas d’usage dégagés donnent un cap pour le développement des futurs services à partir des données ouvertes de jurisprudence, notamment en France par l’INPI et en Europe par l’OEB. Cette rencontre, axée sur les besoins métiers, démontre que les attentes sont nombreuses pour les CPI et les avocats spécialisés, tant au niveau de la recherche de décisions de justice et de l’analyse de leur contenu qu’au niveau des possibilités offertes par le Big Data et le Machine Learning.

Atelier 4 : Distribution des solutions PrivacyTech
Animé par Hajar Malekian et Thomas Saint-Aubin, cet atelier a fait émerger le besoin de recenser les technologies disponibles et celles en cours de développement dans le domaine de la privacy, notamment dans le contexte du RGPD (règlement européen en matière de protection des données). Les experts réunis ont collectivement recensé les données et technologies disponibles et ont imaginé différents cas d’usage vers les clients finaux. Dans le prolongement de cet événement, d’autres ateliers seront organisés pour co-construire cette distribution ‘’PrivacyTech’’ dans l’écosystème en pleine effervescence des start-up. Des réunions régulières pourront permettre de faire fructifier, dans un espace d’échange constructif, l’innovation collective en la matière. Ce projet reste ouvert à tout intéressé (partenaire solution PrivacyTech, expert technique IT, expert protection des données : https://www.privacytech.fr/programme-dinnovation/).

Atelier 5 : Communs Privacy Prof
Animé par Elisabeth Conan et Candice Van Lancker, cet atelier a réuni des experts en propriété industrielle et des organismes de formation. Il a donné lieu à des réflexions sur les nouvelles approches de formation et de sensibilisation des entreprises sur le thème des enjeux Privacy et RGPD. Les participants ont d’abord constaté l’existence sur Internet d’une offre de ressources pédagogiques riche, proposée notamment par la CNIL, la MGEN (exemple des supports développés dans le cadre du ProGEN) et par certains acteurs spécialisés. A contrario, il existe très peu de démarches de co-construction pour le développement de la culture Privacy et l’amélioration du traitement de ces ressources. Les Communs Privacy Prof visent à associer l’ensemble des acteurs intéressés pour un partage des connaissances et une mise en oeuvre vertueuse de la Privacy. Ainsi, l’un des cas d’usage identifié pendant l’atelier a été l’élaboration de supports de sensibilisation adaptés aux activités des entreprises et offrant une approche “data” adaptée aux données traitées par l’entreprise en question (exemple : données de santé).

Atelier 6 : Privacy Communs Standards
Animé par Alessandro Fiorentino, VP de l’association PrivacyTech et Olivier Dion de OneCub, cet atelier a permis aux participants de découvrir les outils de cryptographie mis à disposition au sein de l’association PrivacyTech. Par la suite, la réflexion a été axée sur les traitements de données réalisés sur la base du fichier de la CNIL (fichier de déclaration des bases de données) croisé avec le fichier de la base SIREN (en provenance de data.gouv.fr).

En fin de journée, la parole a été donnée à Jean-René Tancrède, ancien président des Annonces de la Seine, pour l’inauguration du centre d’affaires partagé du 12 rue Notre-Dame des Victoires : le Legal Innovation Paris, qui accueillait cet atelier de co-design. 

 

La suite le 5 jeudi avril prochain (date provisoire) pour la deuxième édition du Hackathon PI Legal Tech !

 

 

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